Fresques Murales
Les réalisations de Fresques Murales, Street Art ou Art Urbain





Las Serranas
Mural realizado para el @graffitibuey en Garcibuey, provincia de Salamanca, España, 2025, 12 x 12 m
…. un regard complice entre mère et fille, des broderies et des costumes où apparaît le lézard batueca, intrépide et magique, sortant du fil tel un alebrije.
Je voulais une palette ensoleillée et vibrante, mais très douce pour représenter ces femmes de la Sierra de Francia.
Pour ce travail, je me suis plongée dans le rituel consistant à revêtir les vêtements traditionnels des femmes des montagnes. Quelque chose de beau, d’intime et de féminin, où les femmes se préparent ensemble, s’entraident et partagent. C’est là que s’entremêlent les générations, la complicité, l’apprentissage et les histoires de famille.
Puis, pendant que je peignais, j’écoutais les habitants du village parler de la forme des boucles d’oreilles, de leurs origines, de la façon dont chaque détail trouve un écho chez ceux qui les portent, car il témoigne d’une tradition vivante. Ils m’ont fait réfléchir à la façon dont leurs traditions rassemblent les habitants de la Sierra, dans quelque chose de presque tribal où les broderies apparaissent fièrement sur les sacs, les foulards, les drapeaux dans les maisons, et continuent de battre au cœur de la communauté, comme à l’écart d’un monde de plus en plus globalisé.
J’ai adoré me laisser imprégner par cette culture pour peindre, et que ce soit vraiment la voix de la communauté qui brille.
La fresque n’est pas la mienne : elle bat avec elles, avec leur voix, avec leur histoire. ✨
Origines
Bessèges, France, 2023, 12 x 12 m
Pour l’association MIAOU en Cévennes
Plus d’informations sur les chevaux de Przewalski auprès de l’association Takh
…- nos ancêtres ardéchois du temps de la grotte Chauvet- qui cherche à dessiner des chevaux.
Je voulais parler de la connexion entre l’homme et le cheval depuis la nuit des temps.
Parler aussi des femmes préhistoriques. Peut-être participent-elles aussi aux activités artistiques. Des anthropologues cherchent aujourd’hui à se libérer des biais cognitifs d’une société patriarcale et à restituer une image différente de la femme à cette époque.
Parler de cette capacité d’observation de la nature qui permettait aux aurignaciens de représenter des animaux tellement vivants, et qui aujourd’hui nous donnent les clés pour mieux les comprendre.
Je voulais parler de cette envie des peintres de l’époque de représenter non pas une simple image mais l’essence du cheval sauvage (en perpétuel mouvement, dans une idée presque chamanique de capter les esprits).
Enfin, parler de cette inertie qui nous poussent à faire parler les murs d’un côté à l’autre de la planète, avec du charbon, des pigments, des rouleaux, des bombes, des gravures, des pinceaux, des pochoirs … et qui est loin de s’arrêter.
Un petit clin d’oeil au parc national des cévennes et au super projet de l’association Takh, projet de préservation et d’études des chevaux de Przewalski, une race de chevaux de la préhistoire qui a failli disparaître.
Un autre clin d’oeil à la fameuse grotte des rêves oubliés, incroyable héritage à 1 heure de Bessèges.
C’est une fresque qui parle de ma première grande passion: les chevaux.



Dancing with horses
Cheltenham, UK, 2024, 4-6 x 12 m
Mural for @Cheltenhampaintfestival
… basée sur la confiance, la compréhension et la réciprocité. Savoir générer cette synergie est toute la subtilité. Le mouvement généré par leur danse était également important. Bouger avec les chevaux est un art fin et subtil. Les chevaux sont des maîtres et il faut savoir les écouter. Je me suis inspirée de nombreux grands maîtres du cheval, dont le théâtre équestre de Bartabas. La danseuse s’appelle Dania, elle est capoeiriste. Je suis toujours émue par l’histoire de la capoeira, un art qui s’est développé en résistance à l’oppression. Il réunit la danse, l’acrobatie et la connexion avec les autres.
Elle parle de la résistance à l’oppression à travers l’art, la danse et l’humanité.
Photos by @hannah_judah 📸
Androcles et le Lion
Sant’Angelo, Viterbo, Italia, 2023, 5 x 8 m
Pour le projet « Sant’angelo paese delle Fiabe«
… Santangello.
L’histoire raconte comment un esclave Androcle s’échappe et rencontre un lion dans les bois. Ce dernier a une épine plantée dans la patte et demande de l’aide à Androcle. Après avoir retiré l’épine, Androcle et le Lion se réfugient ensemble. Plus tard, des gardes les trouvent et les emprisonnent. Un temps après, les personnages se retrouveront dans l’arène des gladiateurs, obligés à se battre, mais quand ils se reconnaissent, au lieu de lutter, ils se prennent dans les bras. Attendris, les juges décident de les libérer.
L’histoire d’Androcle nous parle de non violence. On peut gagner beaucoup plus en s’entraidant, en misant sur l’amitié et l’amour.
En enlevant son armure et son casque, Androcle se rend plus vulnérable mais il est finalement plus fort et plus courageux.
Ayant grandi avec des chevaux, pour moi, une relation humain/ animal (et humain/ humain d’ailleurs) basée sur l’attention et la confiance amènera bien plus loin q’une relation basée sur la lutte et la domination.
La fleur représentée ici est celle de l’Achillée millefeuille, plante aux vertus curatives, symbole de courage et de guérison.
Trilli (La fée Clochette)
Sant’Angelo, Viterbo, Italia, 2024, 6,5 x 6,5
Pour le projet « Sant’angelo paese delle Fiabe«
… de Sant’angello Paese delle Fiabe de @alessandrochiovelli . Au détour des ruelles de ce petit village de la campagne de Viterbo en Italie, des fresques racontent des histoires, des contes et des légendes.
Cette année, je devais peindre la fée Clochette ( Trilli en italien) sur la façade du petit magasin de souvenirs de la place du village nommé « La grotte de Trilli ».
Comme toute les fresques representent des habitants du village, c’est Ginebra la petite voisine qui m’as servi de modele.
J’ai adoré revenir dans ce petit village, partager des moments avec les habitants en ameliorant mon italien!
Une fée Clochette aux symboles mayas, car ca ne m’étonnerait pas qu’ elle se trouve au bord d’une lagune de la jungle maya, ou des enfants perdus naviguent en canoe doucement entre les etoiles posées au fond de l’eau, entre les nenuphars, les lucioles, le bruit des grenouilles et les yeux des crocodiles qui scintillent a la surface.
Quand le destin nous rattrape
Realisé à Sisal, Mexico, 2026
pour @renace_saf avec l’aide de @casabalamexperiences





… sensibiliser à l’importance de préserver la nature.
On nous a raconté comment, il y a quelques années, la pêche au concombre de mer a commencé pour le marché asiatique. En 5 ans, cette ressource a été épuisée. Malheureusement, le concombre de mer joue un rôle très important dans l’écosystème et, sans lui pour filtrer l’eau, les poissons ont disparu.
Aujourd’hui, la pêche à Sisal est beaucoup plus difficile : ils doivent voyager 8 heures en bateau pour atteindre les lieux de pêche. Ils s’endettent, prennent des risques avec la météo ou font face à des attaques de pirates.
Ils sont désormais confrontés à un autre défi : la pression immobilière et le développement touristique effréné.
La communauté de Sisal s’est soulevée pour ne pas devenir un « Pueblo Magico » (village magique) et a cherché à obtenir le statut de village indigène afin d’avoir plus d’armes pour faire face aux investisseurs prédateurs à la recherche d’un profit rapide grâce à un tourisme de masse dévastateur.
Un tourisme sans contrôle ni éducation consume le lieu, remplit la mangrove qui est la base de toute la vie caribéenne pour construire des hôtels, attire la violence, et l’argent finit rapidement entre les mains de quelques-uns, laissant les nombreux autres dans des situations critiques, effraie la faune et consume en un instant ce qui était un paradis…Il existe toutefois des moyens de promouvoir un tourisme communautaire durable et scientifique afin de cohabiter avec les zones humides et toute la faune qui y vit, et de les protéger.
L’art et l’éducation sont essentiels pour protéger les populations et les animaux d’un capitalisme aveugle.
Parce que prendre soin de la nature, c’est garantir une économie stable et durable pour les populations autochtones.
Photo de référence @vmaciasphoto y @alejandrogonzalezt_photography
#sisal #turismosustentable #muralart
El Pescador
Cancun, Mexico, 2026,
En Villas Otoch Paraiso pour @streetartcancun dans le cadre du festival @renace_saf
… avec cette image, car étant une ville côtière, beaucoup de gens exercent ce métier ou pêchent pour le plaisir, profitant de l’occasion pour apporter de la nourriture à leurs proches.
Pour ce mur, j’ai choisi une photo de @vmaciasphoto qui représente un jeune pêcheur de Tulum.
Sur l’image, le jeune homme arrive de manière très décontractée, montrant sa prise, mais avec une lumière éblouissante derrière lui qui le fait passer pour un héros aux yeux des plus jeunes de la maison.
Beaucoup de gens s’arrêtaient pour me dire qu’ils pêchaient, ou pour me montrer des photos de leurs enfants avec des cannes à pêche; c’était pour cela qu’ils aimaient ma peinture. Mais le plus spécial, c’est quand la femme qui vivait dans la maison, en me montrant un petit bateau fabriqué à partir d’une graine de mamey, m’a dit que son père était pêcheur et amoureux de la mer, qu’il était décédé une semaine auparavant, et que pour elle, la fresque représentait son père qui lui envoyait un signe pour lui dire qu’il serait toujours là avec elle. C’est ainsi que le petit bateau est apparu dans la fresque.
La femme grappe
Chouilly, Champagne, France, 2026
Oeuvre réalisée pour @champagnejuliettepetret
… En caractères de flamme
Et je m’en suis allé joyeux
Bornant alors mon espace
Au coin d’horizon qui passe
Dans vos yeux.
Dans vos yeux
J’ai vu s’amasser l’ivresse
Et d’une longue caresse
J’ai clos vos grands cils soyeux.
Mais cette ivresse fut brève
Et s’envola comme un rêve
De vos yeux.…”
Gaston Couté
Eutrofica
Tampico, Tamaulipas, Mexico, 2026
Mi participación en el festival @renace_saf en en la edición “Ecos del Manglar”.
… Cette fresque fait partie d’un projet en cours intitulé « Asphyxie » : une réflexion sur l’eau, la lumière, la pollution et les processus qui la régissent.
L’idée est de personnifier cette suffocation de la faune des lagunes voisines due à l’invasion des nénuphars.
La composition verticale dénote la recherche de la surface, de l’oxygène, de l’équilibre. J’ai également utilisé le câblage devant le mur pour renforcer le sentiment d’asphyxie.
« L’eutrophisation de l’écosystème commence lorsque l’eau reçoit un apport excessif de nutriments (eaux usées, déchets agricoles, etc.), favorisant une croissance accélérée des algues et autres plantes vertes.
Cette prolifération provoque une turbidité de l’eau qui empêche la lumière de pénétrer jusqu’au fond de l’écosystème. En conséquence, la végétation ne peut pas effectuer la photosynthèse et meurt, ce qui fait que d’autres micro-organismes, tels que les bactéries, se nourrissent de la matière morte, consommant l’oxygène dont les poissons et les mollusques avaient besoin, tout en générant des algues toxiques et des micro-organismes pathogènes ».
Le lien
Argelès sur Mer, France, 2024, 2,5 x 3 m (x3)
Pour le Festival URB’ART
… je savais que c’était un thème qui me touchait particulièrement car je me sens méditerranéenne.
J’ai décidé de ne pas forcément parler de la mer en soi, mais plutôt de ces rivages qu’elle unit , de son atmosphère et de sa végétation, commune à tout les peuples de son pourtour.
La Méditerranée devrait être un lien et non une frontière ou tant de gens perdent la vie.
J’ai donc choisi de représenter un des symboles de cet endroit du globe: celui de l’olivier, symbole de paix, et raviver par lui des notions de fraternité entres les méditerranéens, sensibles à la même poesie.
Un poème pour nous rapprocher de nos frères et soeurs, méditerranéens de Grèce, de Tetuan, méditerranéens de Sicile, de Gaza, méditerranéen d’Egypte, de Croatie, d’Argelès ou de Mallorca…
Un poème pour se rappeler que la Méditerranée devrait être un lien. Se rappeler qu’on a tous grandi avec l’odeur du jasmin, qu’on sait savourer la douceur de la lumière du soleil couchant l’été entre les feuilles, que tu as gouté ta peau après être sorti de la mer et ça avait le goût de sel, que tu as senti le soleil de midi se casser sur ta nuque, que petit, tu as joué pieds nus sous les oliviers entre les oiseaux… Nous sommes méditerranéens.
Et comme chantait le vieux Pierre Fran : « et peut être qu’un jour le parfum du maquis, comme autrefois m’inondera et me portera dans ses bras, et peut-être qu’un jour je reverrai la mer, les vagues bleues et les bateaux dans la crique de Peraldo… »
Mur pour Urb’art, festival organisé par la mairie de la @ville_argeles_sur_mer grâce à la belle énergie de Doriane et Jean Marc.
Les chevaux de mon père (et le chateau de ma mère)
Chalap, France, 2024, 6 x 9 m
Commande privée
… que découpent les arbres sur les sentiers des Cévennes, on peut parfois y discerner les empreintes de liberté que certains passants y ont laissées. Des traces qui défient le temps, un murmure des anciens, qui comme une poésie vient se poser sur les oreilles de ce qui prennent le temp de l’écouter.



IN NA’AY
Tihosuco, Mexico
…, peu après l’indépendance du Mexique, éclate dans le sud-est la « guerre des castes », peu connue, oubliée et mal nommée. Étouffés par des années d’injustices et d’oppression, les Mayas prennent les armes dans une rébellion qui durera environ 60 ans. À Tihosuco, la rage contre les oppresseurs débouche sur la défense de la liberté et de la dignité en détruisant le symbole colonisateur si particulier que les Espagnols ont imposé : la cathédrale. Cet événement conduit à l’expulsion du village et déplace la lutte dans la jungle.
Plus de 60 ans d’abandon entraînent une nouvelle lutte, celle du repeuplement, de la récupération des terres et de la mémoire, et ainsi, petit à petit, de la recherche du sens du mot « foyer ».
Aujourd’hui, la lutte de ce peuple se poursuit, car, ironiquement, la Nation a repris possession des anciennes maisons coloniales et les a une fois de plus arrachées à leur peuple.
C’est l’histoire d’un peuple qui, grâce à la connaissance de son histoire et à la réflexion sur celle-ci, cherche sans cesse à être maître de son destin et à écrire et peindre son foyer avec son cœur. En méditant sur celui qui raconte l’histoire, en reconstruisant des récits plus précis… et en les écoutant, on sent un vent de résistance.
Olives
Stornara, Italie, 2023, 2,5 x 4 m
Oeuvre éphémère Thème Agriculture
La Troisième Caravane des Muralistes Migrants: Honduras, El Salvador
Les thèmes de la caravane étaient : « le sauvetage de la rivière Lempa » et « la prévention de la violence contre les femmes et les filles ».
Ces trois semaines ont été intenses et incroyables.
Merci à toute l’équipe, aux organisateurs, à la Mancomunidad Trinacional Fronteriza Rio Lempa
Raices sin Olvido, Semillas sin Fronteras
Marché de Ocotepeque, Honduras, 2023
Collaboration avec Denis Berrios
Au cours de la deuxième semaine de la Caravana de Muralistas Migrantes, j’ai collaboré avec Denis Berrios au cœur du marché d’Ocotepeque.
Nous avons représenté un homme migrant, avec sa maison comme sac à dos, transportant des graines de sa terre (maïs et haricots) et ses racines arrachées à la terre. Les graines ont germé et sont allées jusqu’au cœur qu’il porte dans sa main pour se connecter à l’autre peinture murale.
A droite, j’ai peint une femme qui regarde le migrant avec gentillesse et nostalgie, la plante loroco pousse autour d’elle, une plante très commune dans les marchés et la nourriture du Honduras. Les bouquets sont également en lien avec son cœur.
Comme le dit la devise de Denis, « nous sommes tous des migrants » et nous pouvons comprendre la douleur de laisser derrière soi ceux que nous aimons, ou la nostalgie de penser à ceux qui sont partis à la recherche d’une vie meilleure. L’hospitalité envers l’autre est une façon de se connecter de cœur à cœur. Ocotepeque est situé sur la route des migrants qui se dirigent vers le nord. Chaque jour, 6000 personnes en moyenne passent par ici…..
Je suis reconnaissante pour cette belle expérience de peinture sur le marché. C’était très agréable de partager avec tout le monde, j’ai rencontré des gens très gentils et généreux.
Raices sin Olvido, Semillas sin Fronteras
Marché de Ocotepeque, Honduras, 2023
La Nina y la Garza ou la Jeune Fille et le Héron
Candelaria de la Frontera, El Salvador, 2023, 4 x 2,5 m.
…, il a une aile de palmier et ses pieds veulent devenir des racines de palétuviers. Son corps est fait de fleurs d’izote, la fleur nationale du Salvador…
Que dit le héron à la jeune fille salvadorienne ou que dit la jeune fille au héron ?
Si vous pouviez communiquer avec la rivière qui donne vie à votre univers, de quoi parlerait-elle ?
El Corte ou La Rupture
San Marcos de Ocotepeque, Honduras, 2023, 4,5 x 5,5 m.
… signifie comprendre que la violence physique vient après les abus psychologiques et émotionnels.
Ces abus sont des formes de violence plus difficiles à comprendre pour les victimes, et donc plus difficiles à reconnaître, à faire cesser et à dénoncer.
Les différentes facettes de la violence psychologique désorientent les victimes, qui commencent à s’isoler, à perdre leur estime de soi, leur confiance en soi et leur respect de soi. Les victimes auront de plus en plus de mal à comprendre ce qu’est la violence et à croire qu’il est normal de la supporter.
Cela signifie qu’il peut être très difficile de rompre une relation violente et qu’il faut du courage et de l’aide. Rompre le lien violent est essentiel pour guérir et retrouver sa propre lumière.
La violence psychologique dans nos sociétés est plus fréquente qu’on ne le voit et qu’on ne le croit. Il est fondamental d’en parler pour la diminuer et prévenir d’autres types de violence, car elle augmentera toujours.
Trop aimer est dangereux.
La violence émotionnelle et psychologique est déjà une violence, pas un recul.
Envol vers le futur
Mouans Sartoux, France, 2024, 18×4,5 m
Mur de l’école Aimée Legall à Mouans Sartoux
réalisé grâce à l’association @unwhite_it lors du @festivaldulivremouans_sartoux
« … Je marcherai avec mes jumelles aux milieux des oiseaux migrateurs qui vont loin et qui racontent pleins de paysages et de cultures toutes différentes et toutes merveilleuses. Je volerai avec eux avec une boussole renversée, au dessus des frontières et au gré des brises. Je planterai des oliviers pour que ceux qui mangent des olives et discernent entre les rayons du soleil, le goût de la sagesse ancestrale de son écorce. »
De gauche à droite: Lina et Melvil, la cigogne noire, la Cigogne Blanche, le Crabier Chevelu, la Spatule, la Sterne Artique ( en haut), l’ibis Falcinelle, l’Œdicneme Criard, le Blongios nain.
Merci à @ville_de_mouans_sartoux , au @festivaldulivremouans_sartoux
Inspiration: Franck Felzner @wild_moments_frankfetzner et Cyrille @omniscience_ed pour le partage de certaines photos d’oiseaux issues du livre « Passion Oiseaux » ( photos par @bastienjuifnaturephotography et Laurent Bossay.
Photo: @mileneservellephotographe
La Maison du Bonheur
Rabat, Maroc, 2024, 2 x 10 m
Commande Privée
Collab improvisée avec @rassanefadili @rzsalma et @fennoha à Rabat avec @ikkimahna et @khatib.nour .
On peint, on retape, on peint, on jardine, il y a un jasmin, des fourmis, des grands arbres, on boit un thé à la menthe, on réfléchit, on improvise, on se laisse porter par le moment, on reprend les pinceaux, les enfants participent, les chiens s’éclatent, un petit gateau à l’amande? , les tantes viennent papoter, les amis passent, la musique commence, les lumières s’allument… C’est la maison du bonheur.
Hoda et le Caracal
Casablanca, Maroc, 2024, 3,5 x 8 m
@alouane_bladi à Casablanca, Maroc.
Le Caracal est un petit felin africain en voie d’extinction au Maroc. Il a été aperçu pour la dernière fois en 2016 entre Mrirt et Azrou dans le moyen Atlas. Les causes de sa disparition seraient la dégradation des milieux et la destruction du couvert végétal, ainsi que la diminution de la biomasse des proies.
Au Maroc, les chats sont beaucoup appréciés. Cependant, ce gros chat aux oreilles pointus est assez méconnu du fait de sa furtivité.
À tout ces magnifiques animaux qui sillonent la biosphère et avec qui nous devrions etre capable de partager notre planète.
Visions
Tulum, Mexique, 2024, 4 m x 2,6 m
Commande Privée pour le restaurant Kalusa
Anita
Sendero Verde Tulum, Mexique, 2025
📷: @victorfrancisco_mc
Générations
Chouilly, Champagne, France, 2023, 3 x 6 m
Décoration intérieure pour la cave de « Champagne Juliette Petret«
Le coyote de Méditerranée o la Vulpe
Stornara, Italia, 2022, 3,5 x 9 m
Pour le festival Stramurales à Stornara thème « Liberta »
Il erre dans les « macchia », les prairies. Sa fourrure prend le parfum des plantes sauvages et ses yeux sont remplis d’une soif de liberté. Le renard ne s’arrête ni aux barrières, ni aux clôtures, comme beaucoup d’âmes en équilibre sur les frontières.
Il représente la marguerite qui est la fleur nationale de l’Italie. L’olivier et le laurier, emblématiques de la Méditerranée, le chêne pour sa force, l’avoine sativa pour sa façon particulière de disperser les graines (elle attrape aussi le renard pour se planter de l’autre côté du champ en évitant l’appauvrissement génétique de l’espèce) et l’opium pour avoir une fleur qui perd ses pétales quand on la coupe parce que sa beauté n’est admirée que lorsqu’elle est vivante et libre.
El Abrazo de las Garzas Agamis
Stornara, Italia, 2023, 4 x 6 m
Pour le festival Stramurales à Stornara thème « Desperate World »
L’Agami est un magnifique héron d’Amérique latine et pourtant il est en voie de disparition.
Préserver la nature et les espèces de l’extinction, c’est préserver la beauté et la poésie de notre monde.
Qui ne s’est pas laissé emporter un instant par ses soucis en admirant un vol, des couleurs ou en écoutant un chant d’oiseau ? Qui ne trouve pas la paix ?
La poésie, la beauté et l’art peuvent sauver le monde, et cette lumière d’espoir est entre nos mains.
COYOLXAUHQUI
pour @casa_tenoch69 , Tulum, Mexique, 2025
À l’aube du 21 février 1978, la déesse lunaire mexicaine, sœur et antagoniste de Huitzilopochtli, le dieu solaire, émergea majestueusement des entrailles du centre historique de Mexico après avoir été enfouie pendant des siècles.
La légende raconte que Coatlicue, la mère de Coyolxauhqui, était la déesse de la fertilité. Elle lui donna naissance, ainsi qu’à ses 400 frères appelés Centzonhuitznáhuah « les 400 surianos ». Un jour, après avoir trouvé une boule de plumes, elle tomba à nouveau enceinte. Cela mit Coyolxauhqui en colère, qui décida de la tuer. Accompagnée de ses 400 frères, elle se rendit à la colline de Coatepec. Mais au moment où elle allait la tuer, Huitzilopochtli, le colibri et dieu solaire de la guerre, naquit pour défendre sa mère. Huitzilopochtli décapite sa sœur et envoie sa tête au ciel, où elle se transforme en lune afin que sa mère puisse la voir chaque nuit, puis il démembre son corps avant de le jeter en bas de la montagne. Il poursuit ensuite les 400 frères qui se dispersent comme des étoiles dans le firmament.
C’est ainsi qu’il instaura le jour et la nuit, une dualité entre le soleil et la lune, et que commença l’époque de splendeur de Huitzilopochtli.
Festival @graffitea.cheste , Valencia, Espagne, 2025
Collaboration avec @roseta.fs
Recuerdos de una infancia en la playa
Tulum, Mexico, 2023, 3 x 10 m
Il est curieux que dans la langue maya, « se terminó » se dit « se gastó », on dit « chupi ».
Chupi le paradis, chupi cette plage inexplorée, chupi l’accès.
J’ai découvert que les souvenirs ne sont pas réels parce que l’esprit les transforme, parfois on ne se souvient que du beau ou du mauvais, les visages sont effacés et les couleurs changées.
Alors que reste-t-il du paradis ?
Je voudrais savoir si les souvenirs sont dépensés autant que le paradis ?
« In k’aat in bon le ch’iich’oob kin k’aajsico’ob » signifie « Je veux peindre ces oiseaux dont je me souviens ».
Comme des souvenirs dans le vent, les oiseaux passent si vite, s’infiltrent dans les brises et les vagues, et l’on se souvient d’une aile qui brille au soleil, comme un éclair, le vol crépusculaire d’un souvenir.
Ce mur est un hommage à Sian Ka’an, un cri pour ces terres, un poème pour les gens de Tulum, qui ont connu son enfance, un Tulum simple et tranquille, pour ceux qui aiment se perdre sur une plage avec la seule musique des vagues et du vent dans les palmiers, qui n’ont besoin de rien d’autre que de voir les couleurs peintes par le coucher de soleil pour revenir à eux-mêmes et qui peuvent s’envoler avec le vol d’un oiseau.
Piscis
Collaboration avec Alaniz
Holbox, Mexico, 2023, 2 fresques de 5,5 x 10,5 m
Pour l’hotel PISCIS
On nous a demandé de faire quelque chose en rapport avec le signe des Poissons. Nous avons décidé de créer deux femmes, l’une s’enfonçant dans les profondeurs de l’océan, l’autre apparaissant à la surface, inspirées par le symbole du signe astrologique, mais aussi par le cycle perpétuel de la vie où il faut parfois toucher le fond pour trouver la lumière.
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